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Orientations complémentaires sur le rôle des psychologues et de la psychologie dans les programmes de réhabilitation et de réinsertion

Remarque : Ce document sera soumis au GCTF et à l’Institut interrégional de recherche des Nations Unies sur la criminalité et la justice (UNICRI) afin de proposer des orientations complémentaires aux pays membres et non membres du GCTF souhaitant incorporer les principes du Mémorandum de Rome dans leur propre programme. Ce document résume les résultats et les conclusions de l’atelier d’experts organisé par Hedayah et le Centre international de lutte contre le terrorisme (ICCT) à Abou Dhabi les 8 et 9 mai 2013. La liste des participants du séminaire figure ci-après. À noter toutefois que les participants n’ont pas entériné le document.

Thème: Réadaptation et réinsertion,
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Bonnes pratiques

Définir les objectifs du programme

  • Les pouvoirs publics doivent fixer des objectifs réalistes pour les programmes de réhabilitation destinés aux délinquants extrémistes violents en gardant à l’esprit que, même dans des affaires non liées au terrorisme, les taux de récidive sont importants ; on doit s’attendre à la même chose dans ce type d’affaires. Les programmes devraient définir explicitement des objectifs à court et à long terme qui s’articulent de manière cohérente.
  • Les objectifs liés à la réhabilitation devraient être fixés par les intervenants chargés du programme de réhabilitation en consultation avec divers acteurs, parmi lesquels des psychologues.
  • Tous les détenus n’ont pas vocation à suivre le programme de réhabilitation. Certains sont trop extrémistes et entretiennent des points de vue trop durs et rigides pour être candidats. Les pays devraient toutefois prendre ces décisions de manière prudente et méthodique.
  • Les attentes relatives à la réhabilitation des « loups solitaires », individus dont les traits de caractère, les facteurs de motivation et les besoins personnels sont différents de ceux des terroristes faisant partie d’organisations, devraient être empruntes de réalisme. Souvent, ils cherchent beaucoup moins à se faire accepter et n’éprouvent pas le besoin d’entretenir des relations proches ; par conséquent, leurs convictions extrémistes violentes et leurs comportements peuvent être plus difficiles à neutraliser.
  • Les États devraient envisager de désigner leurs programmes de réhabilitation et de réinsertion, ainsi que leurs bénéficiaires, en utilisant des termes qui ne sont pas trop chargés, permettant ainsi aux détenus (et à d’autres) de commencer à changer le regard qu’ils portent sur eux-mêmes.

Établir une relation de confiance

  • Les psychologues doivent établir une relation de confiance avec les détenus afin de pouvoir véritablement progresser ; cela peut prendre beaucoup de temps et nécessiter des efforts. Tout d’abord, le psychologue se doit de traiter le détenu avec respect et en toute humanité. Cela peut faire la différence étant donné que les détenus s’attendent souvent à être traités de manière sévère par l’État. Cela peut engendre une dissonance cognitive et entamer un processus de délitement des points de vue les plus rigides du détenu. Les psychologues ne devraient pas se laisser décourager si, au début, les détenus refusent de leur parler ou de les rencontrer et devraient se préparer à un travail de longue haleine.
  • Dans la mesure du possible, les États devraient s’assurer de la continuité de l’accompagnement psychologique proposé aux détenus et faire en sorte que le/les même(s) psychologue(s) suive(nt) le détenu du début à la fin. L’absence de continuité peut compliquer l’établissement d’une relation de confiance.
  • Le personnel pénitentiaire et les acteurs impliqués dans ce processus devraient être encouragés par les psychologues à traiter les prisonniers avec respect afin de faciliter l’établissement d’une relation de confiance.

Rôle des universitaires

  • Dans ce domaine, les échanges permanents entre universitaires et praticiens revêtent une grande importance. Les efforts des praticiens peuvent s’appuyer sur la recherche et les conclusions des universitaires ; le travail des universitaires devrait quant à lui s’appuyer sur ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas dans la pratique.

Importance des évaluations régulières

  • Afin de mesurer l’efficacité des interventions psychologiques, il est important de réaliser une évaluation psychologique de référence au début du traitement, puis à intervalles réguliers tout au long du traitement. Souvent, cette évaluation continue permettra, au fur et à mesure que l’on découvre de nouvelles informations, de compléter l’évaluation de référence. Les évaluations régulières peuvent également permettre de prendre des décisions liées à la gestion du détenu en prison et à guider les responsables de la prison lorsqu’ils doivent décider si un détenu est prêt à recouvrer la liberté. Elles peuvent également aider les responsables de la prison à mieux jauger le plan de prise en charge postérieure à la libération, aussi bien en ce qui concerne le suivi et les conditions qu’au niveau de la prise en charge psychologique. Dans la mesure du possible, l’évaluation des détenus exposés au programme de réhabilitation devrait être comparée aux évaluations similaires d’un groupe de contrôle qui n’a pas participé à ce type de programme.
  • Les prisons devraient utiliser divers outils pour mesurer les risques causés par le détenu, y compris des outils spécialisés visant à mesurer les risques pour les terroristes en détention. Les outils généraux d’évaluation du risque de violence peuvent donner lieu à des évaluations erronées pour les terroristes en sous-estimant leur potentiel violent, étant donné que les psychopathologies des terroristes sont souvent différentes de celles des délinquants violents de droit commun. Les prisons devraient mettre en œuvre un éventail d’outils, notamment ceux se fondant sur les conclusions et rapports d’observation, ainsi que ceux questionnant directement le détenu, afin de s’assurer que les besoins et les risques criminogènes ont bien été identifiés.
  • Il est important d’utiliser des batteries d’évaluations normalisées permettant de comparer les programmes de réhabilitation de divers pays ; elles devraient être complétées par des outils d’évaluation adaptés aux conditions spécifiques et au contexte culturel.
  • Dans la mise en place du processus d’évaluation, il est également important d’établir une relation de confiance avec les détenus. Ceux-ci doivent comprendre que les évaluations ne leur font encourir aucun risque et visent au contraire à mieux cerner leurs besoins puis à y répondre au mieux. Les pays souhaiteront peut-être préciser que les évaluateurs ne sont pas là pour exploiter la coopération du détenu et que les détenus pourront, s’ils le souhaitent, obtenir un retour d’information sur les résultats de l’évaluation.
  • Dans l’idéal, la personne qui réalise les évaluations ne devrait pas être celle qui met en œuvre les interventions.

Travail d’équipe

  • Les psychologues doivent faire partie d’une équipe soudée au sein du programme de réhabilitation et ne pas travailler de manière isolée. La réhabilitation des détenus se doit d’être un effort holistique et de groupe dans lequel tous les éléments du programme sont intégrés de manière efficace et complémentaire. Les psychologues devraient notamment s’efforcer d’entretenir d’étroites relations avec les gardiens de prison qui, étant en contact permanent avec les détenus, sont en mesure d’aider les psychologues à se faire une idée de leur état mental. Il est essentiel que tous les acteurs impliqués renforcent l’engagement positif et les approches convenues.
  • Les équipes impliquées dans les programmes de réhabilitation devraient être pluridisciplinaires ; les compétences nécessaires sont tout aussi importantes que les diplômes détenus par le personnel. Les pays qui ne disposent pas de psychologues spécialisés peuvent envisager d’autres moyens de satisfaire à ce critère, par exemple en dispensant des formations adaptées au personnel pénitentiaire.
  • Il incombe aux responsables des programmes de réhabilitation dans les prisons de décider comment les psychologues seront intégrés au programme, en consultation avec ces derniers, afin de s’assurer qu’ils sont bien intégrés dans le cadre d’une approche globale bien pensée et axée sur le travail d’équipe.
  • La direction de la prison et le personnel pénitentiaire doivent être formés afin de mieux comprendre le rôle et l’importance de la psychologie dans un programme de réhabilitation.
  • Afin d’éviter que la prise en charge psychologique ne devienne trop intensive et exigeante pour les psychologues et de s’assurer que l’intervention soit un effort collectif, il serait très utile d’organiser des séances d’évaluation régulières avec les supérieurs ou les collègues.

Séparation des détenus

  • Pour de nombreuses raisons, les prisons devraient envisager de séparer les meneurs des groupes terroristes et les idéologues influents des autres détenus. Premièrement, les meneurs de groupes terroristes ou les idéologues pourraient continuer à avoir une emprise sur leurs adeptes, entravant ainsi le processus d’éloignement de l’idéologie terroriste. Deuxièmement, les meneurs ou les idéologues pourraient radicaliser d’autres détenus non extrémistes, notamment dans des prisons surpeuplées. Finalement, ainsi séparés des autres détenus, les meneurs pourraient se retrouver dans un état psychologique leur permettant de reconsidérer leur idéologie ; il est improbable que cela se produise si leurs admirateurs se trouvent à proximité.

Créer des programmes et interventions sur mesure

  • Dans la mesure du possible, les programmes de réhabilitation devraient être adaptés aux besoins de chaque détenu. Un programme uniforme ne saurait être suffisamment efficace. Il est essential de comprendre ce qui pousse des individus à rejoindre un groupe terroriste afin de déterminer les priorités globales des efforts de réhabilitation. L’évaluation des risques et des besoins criminogènes devrait servir à orienter les différents types d’interventions spécifiques.
  • Par exemple, un ancien chef terroriste nécessitera une stratégie différente de celle mise en œuvre pour un simple fantassin. Les besoins psychologiques des chefs terroristes ou des personnages clés se nourrissaient souvent de leur statut au sein de ces groupes ; il est essentiel de trouver un moyen de répondre à ces besoins dans leur nouvelle vie afin qu’ils ne retombent pas dans la violence. En particulier, il est essentiel de répondre au besoin d’importance ressenti par ces individus.
  • La direction des établissements pénitentiaires et d’autres acteurs doivent veiller à faire preuve de souplesse dans l’élaboration des programmes et tolérer des écarts de comportement qui peuvent parfois intervenir dans le processus de démobilisation et de renonciation.

Réduire les stigmatisations lors de la réinsertion

  • L’opprobre jetée sur les terroristes au sein de la communauté entrave souvent la réinsertion des détenus. Certains membres de la communauté peuvent percevoir le détenu comme étant une menace, alors que d’autres diront qu’il n’est qu’un « vendu » ayant renoncé à ses anciennes affiliations terroristes. Les psychologues doivent faire en sorte de surmonter cette stigmatisation pour que les chances de réussite augmentent.
  • Les pays devraient promouvoir les témoignages de réussite de leurs programmes de réhabilitation et de réinsertion. Cela peut avoir un certain nombre d’avantages : favoriser la volonté politique de mise en œuvre de tels programmes ; augmenter la motivation et les efforts consentis par le personnel pénitentiaire dans l’application de ces programmes ; encourager les communautés et les familles à pousser les détenus à participer aux programmes ; réduire la stigmatisation des détenus à leur sortie ; et, faire en sorte que les détenus soient plus tentés de participer à ces programmes.

Le facteur temps est déterminant dans les interventions psychologiques

  • Dans les interventions, le facteur temps est déterminant. À certaines périodes, les détenus seront plus ouverts au changement. Le psychologue doit en être conscient et adapter le traitement en conséquence.
  • Les terroristes souffrent de divers problèmes psychologiques fondamentaux.  Ils ressentent une injustice, ont identifié les coupables de cette injustice et justifient le recours à la violence par des raisons morales et instrumentales. Il est difficile de modifier les deux premiers aspects ; en revanche, il est nécessaire d’aborder le troisième. La clé de la réussite consiste à s’assurer que le détenu n’a plus l’intention d’avoir recours à la violence ou de soutenir des actes de violence pour remédier à l’injustice perçue. De surcroît, il s’agit de l’objectif le plus facilement réalisable. D’emblée, les psychologues devraient se concentrer sur le changement de comportement de l’individu plutôt que sur ses convictions. Lorsque le psychologue estimera que le détenu est plus réceptif à certains messages, il pourra tenter de changer et de remettre en cause son idéologie. Du point de vue déontologique, cette approche est plus facilement justifiable étant donné que, dans la plupart des pays, seul le recours à la violence est passible de poursuites, non le fait d’avoir des convictions extrémistes.
  • Dans le programme de réhabilitation, le facteur temps est essentiel. Entamer un programme avant la condamnation peut être préjudiciable étant donné que le procès, la condamnation et le prononcé d’une peine peuvent conforter l’individu dans l’image qu’il se fait de lui-même en tant que terroriste, compromettant ainsi tout effort de réhabilitation. D’un autre côté, entamer un tel programme dans la dernière phase d’une longue peine de prison peut s’avérer tout aussi inefficace.
  • Les acteurs externes, tels que les familles, les victimes ou d’autres terroristes ne devraient être impliqués qu’au moment opportun, c’est-à-dire lorsque le psychologue estime que le détenu est ouvert à ce type d’interventions et que ces dernières ont de bonnes chances d’aboutir à un changement positif.

Importance de l’identité

  • Le principal obstacle d’ordre psychologique dans la prise en charge de détenus terroristes est que ces individus ont rejeté nombre de leurs identités passées et ne possèdent qu’une identité dominante, celle de membre d’un groupe terroriste. Il est essentiel de réactiver et de faire ressortir leurs anciennes identités, par exemple de parent, frère, membre actif de la communauté, sportif, musicien, etc. Ce processus est et devrait être progressif.
  • Les familles ont un rôle important à jouer car elles peuvent aider le détenu à redécouvrir ces anciennes identités qui ne sont pas associées à l’appartenance à un groupe terroriste. Toutefois, il convient également de reconnaître que toutes les familles ne sont pas en mesure d’offrir un environnement propice aux changements positifs.

Équilibre entre besoins en termes de sécurité et objectifs de réinsertion

  • Les gouvernements devront veiller à trouver un équilibre entre leurs besoins en termes de sécurité et les objectifs de réinsertion. Mettre trop l’accent sur la sécurité et le suivi peut compliquer la réinsertion d’un détenu, notamment en raison de sa stigmatisation accrue au sein de la communauté. Des privations de liberté trop sévères peuvent renforcer le sentiment d’injustice perçu par le détenu vis-à-vis de l’État, compromettant ainsi un éventuel changement d’attitudes et de convictions. D’un autre côté, le fait de négliger la sécurité et de sous-estimer l’éventualité d’un retour du détenu au terrorisme portera grandement préjudice à la crédibilité du programme à long terme.
  • À cet égard, les psychologues doivent travailler main dans la main avec les agents de probation et la police, afin de bien gérer l’équilibre entre besoins et risques. La réponse sécuritaire devrait s’appuyer sur les évaluations des risques présentés par l’individu réalisées par le psychologue.

Réinsertion : la période postérieure à la libération est critique

  • La période suivant directement la libération revêt une importance critique et sera sans doute la plus difficile pour le détenu, sa famille et sa communauté. Les habitudes et la dynamique de la famille ont probablement changé lors du séjour en prison du détenu. Son épouse et ses enfants ont dû assumer de nouvelles responsabilités. À la libération, une longue période d’adaptation sera nécessaire afin que le détenu puisse retrouver sa place dans la structure familiale et sa communauté. Les psychologues devraient être conscients de ce risque et beaucoup s’impliquer à ce stade pour assister les détenus et leurs familles.
  • Les psychologues devraient coopérer avec les familles des détenus et les communautés dans le cadre d’un plan holistique. Cela peut permettre de préparer le terrain en amont d’une libération et d’une réinsertion réussies. Ce processus peut et devrait débuter avant la libération du détenu.

Sécurité physique des psychologues

  • Le travail des psychologues comporte certains risques. Les psychologues sont préoccupés par leur propre sécurité et celle de leur famille. Les psychologues doivent apprendre à gérer ces craintes et améliorer leur résilience face à des situations difficiles. L’administration pénitentiaire devrait également prendre des mesures visant à garantir leur sécurité physique.
  • Les psychologues devraient disposer de réseaux de soutien adaptés dans les prisons, leur permettant de comparer leurs observations, d’obtenir des conseils sur certains cas et de discuter de leurs préoccupations, notamment celles liées à leur propre sécurité.

Formations spécialisées

  • Avant de participer à un programme de réhabilitation, les psychologues devraient suivre une formation spécialisée et disposer d’une expérience suffisante dans ce domaine. Ils devraient au minimum comprendre les fondements de l’extrémisme violent et du terrorisme et, si possible, avoir une bonne compréhension des éléments fondamentaux des programmes de réhabilitation et réinsertion dans un contexte carcéral. Les psychologues devraient également reconnaître que l’expérience auprès d’autres populations carcérales représente une précieuse expérience dans la prise en charge des extrémistes violents. Les psychologues ne devraient pas penser que ce segment particulier présente des difficultés insurmontables ou est d’une nature différente d’un point de vue professionnel.
  • Les psychologues doivent également comprendre que la prise en charge des terroristes diffère souvent de la prise en charge d’autres populations de délinquants violents. Certains terroristes ne présentent que peu de psychopathologies apparentes, mais les études révèlent que nombre d’entre eux sont vulnérables au niveau émotionnel et souffrent de problèmes liés à leur identité ou à leur statut. Les plans de traitement devraient être élaborés en tenant compte de ces facteurs.

DÉFIS ET OBSTACLES

  • La psychologie est souvent vue d’un mauvais œil. Les détenus seront réticents à rencontrer des psychologues et à être pris en charge car ils refusent d’admettre qu’ils ont besoin d’aide ou ne savent pas exactement ce que font les psychologues ou comment ils peuvent les aider.
  • Les psychologues impliqués dans les programmes de réhabilitation sont en général employés par l’État qui, pour le détenu, est la cause même de ses problèmes et son « ennemi ». Cela peut représenter un obstacle de taille pour les psychologues cherchant à établir une relation de confiance avec le détenu.
  • L’administration et le personnel pénitentiaires peuvent également ressentir un certain scepticisme à l’encontre de la psychologie et des psychologues, empêchant ces derniers de jouer pleinement leur rôle dans le système et de bien faire leur travail.
  • La qualification de « terroriste » peut inspirer la peur au personnel pénitentiaire, à l’administration ou à d’autres acteurs du processus de réhabilitation, ce qui compromet une prise en charge efficace de cette population carcérale précise.
  • Les termes utilisés pour décrire les programmes peuvent également freiner leurs progrès. Certains extrémistes violents ne souhaitent aucunement être associés à un programme de « réhabilitation » car ils n’ont pas l’impression que leur comportement nécessite une quelconque intervention.
  • Des études ont démontré que certains terroristes ne présentent, de prime abord, aucun trouble cognitif ni psychopathologies apparentes, contrairement à d’autres catégories de délinquants violents. Une batterie de tests supplémentaires visant à découvrir des problèmes émotionnels peut contribuer à la prévention des erreurs de diagnostic et éviter la mise en place de programmes de traitement inadaptés.
  • Lorsqu’ils essaient de réintégrer la société, les détenus sont souvent confrontés à d’énormes difficultés. Les communautés accueillent souvent les soi-disant anciens terroristes avec méfiance ; de surcroît, les anciens réseaux et influences sont à l’affût pour faire rechuter les anciens terroristes.
  • La volonté politique pour les programmes de réhabilitation de ce type laisse souvent à désirer, ce qui peut avoir un impact réel sur leur réussite.

RÉUNION D’EXPERTS ORGANISÉE PAR HEDAYAH/ICCT SUR LE RÔLE DE LA PSYCHOLOGIE DANS LA RÉHABILITATION ET LA RÉINSERTION DES DÉLINQUANTS EXTRÉMISTES VIOLENTS du 8 au 9 mai 2013 à Abou Dhabi

  • Mme Rosleenda Mohammed Ali, psychologue en chef, Division de lutte contre le terrorisme (Opérations), Ministère de l’intérieur, Programme de réhabilitation à Singapour
  • Dr Adnan Al-Shatti, professeur de psychologie, Université du Koweït
  • Mme Kate Barrelle, psychologue clinique et médico-légale, Global Terrorism Research Centre, Université Monash, Melbourne, Australie
  • M. Christopher Dean, psychologue agréé, Directeur des interventions contre l’extrémisme et la criminalité en bande organisée, Service national de gestion des délinquants, Ministère de la justice du Royaume-Uni  
  • M. John Flockton, Directeur clinique, Services correctionnels de Nouvelle-Galles du Sud (CSNSW) en Australie, Centre correctionnel de gestion des risques graves de Goulburn
  • Dr Raymond Hamden, psychologue clinique et médico-légal, Institut des relations humaines, Dubaï
  • Mme Malkanthi Hettiarachchi, psychologue clinique, Centre international pour la promotion de la réconciliation, Sri Lanka
  • M. Mike Jacobson, conseiller en chef, Bureau de lutte contre le terrorisme, Département d’État américain
  • M. Eelco Kessels, Responsable de programme, ICCT – La Haye
  • Professeur Arie Kruglanski, Professeur émérite de psychologie, Université du Maryland  
  • M. Maqsoud Kruse, Directeur, Hedayah
  • Mme Monica Lloyd, psychologue médico-légale, Centre for Forensic & Criminological Psychology, Université de Birmingham
  • M. Yousiff Florey-Meah, Directeur général, The RecoRa Institute
  • Mme Christina Nemr, équipe CVE, Bureau de lutte contre le terrorisme, Département d’État américain
  • Dr D. Elaine Pressman, directrice de recherche, Canadian Centre for Intelligence and Security Studies (CCISS), NPSIA, Université de Carleton
  • Dr A.S.A. Safra, Conseiller en psychologie, Unité de réconciliation nationale, Sri Lanka
  • M. Ivo Veenkamp, Chef des opérations, Hedayah
  • Mme Tinka Veldhuis, Chercheuse, ICCT – La Haye

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